Présentation - groupe emploi et formation

En France, les jeunes actifs sont les plus touchés par le chômage qui atteint près de 20% chez les 15-24 ans contre 8% pour l’ensemble de la population.
Le chômage touche davantage les jeunes femmes et les jeunes faiblement qualifiés. De plus, la transition scolarité - emploi est souvent marquée par la précarité avant l’entrée dans un emploi stable. La crise économique vient considérablement amplifier cette situation faisant courir le risque d’une génération sacrifiée. Le groupe de travail est chargé de proposer des réponses coordonnées à la fois sur le court, moyen et long terme permettant de faciliter l’accès à l’emploi des jeunes mais aussi de créer les emplois de demain.

Le marché du travail français est parfois décrit comme dual : d’un côté ceux dont l’emploi est majoritairement stable, de l’autre ceux dont l’emploi est précaire, constamment à la marge de l’emploi et de l’exclusion. Dans un marché dual, les difficultés liées à l’emploi se concentrent sur les seconds et c’est d’abord sur eux que les effets d’une crise sont les plus forts. Les jeunes, surtout les jeunes peu qualifiés, font souvent partie de ce second groupe.

En effet, l’insertion professionnelle des jeunes en France est souvent difficile. Ainsi depuis plus de trente ans, les jeunes actifs sont plus touchés par le chômage que les plus âgés : alors que le taux de chômage global pour la France métropolitaine est de 8 % en 2007, il atteint 14 % pour les jeunes actifs de 15 à 29 ans, et près de 20 % pour les jeunes actifs de 15 à 24 ans. Le taux d’emploi des jeunes est aussi particulièrement faible en France : 46 % de jeunes  de 20-24 ans ont un emploi en France, contre 65 % en Allemagne et 66 % au Royaume-Uni.

 


Comment expliquer les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes ?

 

Cet état de fait s’explique en partie par le faible cumul emploi-études en France par rapport à d’autres pays, où il est habituel de travailler à temps partiel en parallèle de ses études. Il s’explique aussi en partie par le fait que ceux qui se présentent sur le marché du travail très jeunes sont souvent peu diplômés ou peu qualifiés faute d’expérience, et ont pour cette raison des difficultés importantes pour décrocher un emploi.

Mais au-delà du cumul emploi-études et du manque de formation initiale, l’insertion des jeunes dans l’emploi passe souvent par des contrats de courte durée voire par des phases de chômage. D’après l’étude du CEREQ sur les jeunes sortis du système éducatif en 1998, si les deux tiers des jeunes connaissent une situation stable au bout de cinq ans (CDI, statut de fonctionnaire), un tiers ont encore une situation instable et parmi eux un jeune sur six est constamment à la marge de l’emploi et de l’exclusion.

Les axes de travail du groupe Emploi - Formation

 

Le groupe de travail emploi formation a prévu de se réunir au moins huit fois jusqu’à la mi-mai pour proposer d’une part des réponses aux problèmes d’emploi des jeunes dans un contexte de crise économique aigue, d’autre part de proposer des voies permettant aux jeunes des générations à venir de s’insérer plus facilement dans l’emploi.