Thème de cette discussion : Les débats de la concertation (archives)

Ressources
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Ce débat est fermé. Bientôt sur ce site, la synthèse de vos participations. Merci à tous !

 

Quel bilan peut-on faire des dispositifs de compléments de ressources des jeunes (APL, bourses, prestations familiales, dispositions fiscales, prime pour l’emploi…) ? Quelles évolutions pour l’avenir, afin de mieux atteindre l’objectif de ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation et/ou sans accompagnement et sans ressources ?


dernier commentaire : 08/07/2009contribuer

Bonjour,

J'étais élève en Terminale et l'année prochaine je serais étudiant dans une université parisienne. Je voudrais vous interpeller sur la mobilité des jeunes.

Vos propositions sur l'accès au permis sont certes remarquable, mais à mon sens le problème ne réside pas la. Généralement, c'est lorsque l'on atteint sa majorité, que l'on essaye de passer le permis de conduire dans une auto école. Je parle donc en connaissance de cause. Je trouve indécent que les auto écoles puissent se faire de l'argent sur les ressources des étudiants. Je ne mets pas en cause l'activité, le fonctionnement des autos écoles, mais celles ci sont de plus en plus avide d'argent. De plus, il n'existe pas d'autorité compétente pour surveiller le fonctionnement des auto écoles (mis à part la dgccrf, qui n'est pas spécialisée sur les auto écoles et la dde semble avoir d'autre préoccupation que de s'attarder sur les fraudes des auto écoles, qui sont certes pas évidentes à déceler) . L'accès aux permis est aujourd'hui assez simple mais son obtention due à l'avidité des auto écoles reste quant à elle difficile. Aujourd'hui, les auto écoles refusent de faire passer les élèves en 20h minimum de conduite, car sans doute cela en terme de ressources n'est pas suffisant pour eux. Par exemple, ayant suivi une conduite accompagnée, mon moniteur certifie que je suis apte à conduite au bout de 20h mais le directeur de l'auto école s'y oppose et juge que cela est insuffisant. Je prends mon exemple, mais celui ci n'est pas un cas isolé. Par ailleurs, vous pourriez renforcer le nombre de d'inspecteur dans les préfectures. Je pense que l'État devrait avoir des auto écoles sous sa tutelle, dans le but d'assurer un service compétent. L'apprentissage de la conduite doit être sous la compétence de l'État et non privé. Conscient que la "nationalisation des auto écoles" créerait contestation et polémique. Il faut que les jeunes puissent avoir le permis sans contrainte, sans se être duper par les auto écoles.

Je souhaite également attirer votre attention sur la mobilité des jeunes avec les transports en commun. J'habite l'ile de france, et je ne comprends pas pourquoi un jeune qui habite la banlieue doit payer davantage qu'un parisien pour aller étudier sur Paris. Le réseau ferroviaire est polarisé sur notre capitale, de ce fait, même pour étudier en banlieue, nous sommes contraint de passer par Paris, et donc de payer des tarifs très élevés. Ce principe de zone pour les étudiants est totalement désavantageux. Il faut, je pense, homogénéiser les tarifs, pour l'ensemble des étudiants d'une même région.

Cordialement,

La distinction entre ressources et emploi s'explique ici sans doute pour des raisons de méthode.
Toutefois il peut être artificiel de séparer les deux dans certaines circonstances. Je pense notamment au travail saisonnier, aux jobs d'été, qui sont à la fois une ressource financière fort appréciable pour les jeunes, dès l'âge de 17 ou 18 ans et qui sont aussi les premiers essais dans la vie active.
Travailler pendant les vacances pour les jeunes c'est s'assurer des ressources pour démarrer l'année suivante avec un petit pécule, c'est, pourquoi pas, faire un projet de vacances pour le mois suivant.
Le domaine de l'animation est très intéressant à observer de ce point de vue.
Ainsi, on voit que le nombre de jeunes gens passant leur BAFA ne faiblit pas, au contraire. Ils le passent pour pouvoir postuler à un emploi d'animateur pendant les vacances. Car être animateur veut dire travailler pendant les vacances, c'est à dire être actif, faire quelque chose d'utile de ses vacances. C'est également commencer à faire son CV. : on observe ainssi que c'est vers ce type d'emploi que se dirigent beaucoup de jeunes issus de l'immigration, et tout particulièrement les jeunes filles, qui trouvent là un milieu professionnel ouvert à la diversité, sachant accueillir les jeunes dans leur première expérience professionnelle.
Pour beaucoup de jeunes, le simple fait de pouvoir travailler pendant les congés leur suffit à assurer des compléments de ressources nécessaires.
Il faut également se souvenir que ces jobs d'été, ces petits boulots pour les jeunes, comme nous le rappellent souvent le cinéma ou les séries TV, ont toujours eu un statut particulier dans nos sociétés. Celui de l'intégration sociale, de la place faite aux jeunes dans leur intégration socio économique progressive. Ils donne une chance à ceux qui ne sont pas encore entrés dans le monde du travail de participer positivement à la vie de la cité. Ces expériences professionnelles, parfois cumulées sur plusieures années, ont été constitutives chez de nombreux jeunes.
Je proposerais donc que dans la Politique de le ville, soit prise une mesure massive, ayant pour objectif de faciliter l'embauche des jeunes, dès 17 ans, pendant les congés scolaires.
Fut un temps où, par exemple, les directions départementales de le jeunesse et des sports proposaient des "Mois Saisonniers" aux associations pour que celles-ci embauchent des animateurs afin de renforcer les encadrements d'activité d'été. Ils ont disparu au moment où l'emploi est devenu une priorité....
Il faut renouer avec un dispositif de cette nature, qui permettrait aux futures directions départementales de la cohésion sociale de jouer pleinement leur rôle, en attribuant des aides sur mesures aux associations souhaitant embaucher pendant les vacances des jeunes, et surtout des jeunes des quartiers.
Il n'y aurait rien d'aberrant à ce que des crédits de l'ACSé soient ciblés sur des créations d'emploi saisonniers associatifs, comme cela se faisait auparavant.
Du coup, ressources, emploi, intégration sociale, citoyenneté se retrouveraient sur une même action !

Monsieur Hirsch, par pitié, rétablissez rapidement des moyens décents aux dispositifs "projets jeunes" et "défi jeunes" d'envie d'agir. On ne peut pas faire l'aumone à des jeunes qui s'investissent avec tant de motivation dans des projets. Il n'y a que trop peu de dispositifs qui aident les jeunes à réaliser leurs propres projets et pourtant c'est si important. Les projets qu'ils réalisent devraient tous être validés dans leur cursus scolaire et professionnel quels qu'ils soient. Je suis moi-même chargée de la gestion d'un dispositif d'aide aux initiatives des jeunes dans une collectivité territoriale et je peux vous assurer que les projets réalisés par les jeunes sont intelligents, révélateurs d'une envie d'agir dans la société que les adultes leur refusent bien trop souvent et pourtant ! ils ont tellement plus d'imagination que ces adultes !!! donnez de vrais moyens aux jeunes ! ils le méritent et ne s'en intégreront que mieux dans la société car ils s'en sentiront réellement acteurs a fortiori s'ils n'ont pas encore de débouchés dans la vie active. ils ont au moins le sentiment d'être utiles. Personnellement j'axe l'essentiel de mon travail avec ces jeunes, sur la valorisation de leur projet après réalisation et c'est le plus important pour eux: être reconnus et estimés à leur juste valeur !

quant les vaches sont maigres il y a des choix radicaux à faire sans état d'âme et c'est de la responsabilité de l'état.Instaurez donc des taxes sur tout ce "pognon" indécent (sport pro, show biz, ...), contrôlez les dépenses exhorbitantes des collectivités territoriales (et il y en a que de trop, c'est vomitif parfois!!!) et injectez cet argent dans la prise en charge des loyers et transports des jeunes à la condition que cette aide soit assortie d'un contrat (contrôlé pour de bon), d'une durée d'un an, ce qui devrait être suffisant pour tout jeune de 20 à 25 ans, diplômé ou non, en recherche ACTIVE d'emploi, pour qu'il se remette à flot. Loyers et transports sont les postes budgétaires qui ruinent le plus les jeunes sans ressources. Personnellement je suis assez opposée à des aides directes en numéraire pour les jeunes car cela ne les incite pas à se dynamiser. Ils ont le sentiment de percevoir une sorte de petit salaire dont ils vont se contenter et ne mettront plus rien en oeuvre pour devenir autonomes. Et n'oubliez pas de fixer des objectifs de réussite aux acteurs de l'emploi des jeunes car si emploi il y avait ressources il y aurait aussi.
Pourquoi ne pas penser à revitaliser les zônes rurales ? La vie en milieu urbain devient impossible car trop chère. Donnez donc des aides à l'apprentisage dans des exploitations agricoles qui ont toujours besoin de bras (contre logement et nourriture). C'est peut-être utopique mais pourquoi ne pas essayer. Ce pourait être une forme de service civil rural volontaire qui permettrait au jeune de découvrir de nouveux modes de vie moins frustrants et se dépolluer des nécessités créées en milieu urbain? et tant d'autres idées, comme des pensions de famille pour jeunes avec participation aux travaux ménagers, construction de logements de type cité U à proximité des pôles industriels qui investiraient dans l'apprentissage (appartements gratuits réservés aux apprentis), réinstaurer un service militaire aménagé et volontaire qui permettrait à la fois au jeune d'être hebergé contre une formation militaire aménagée de façon à ce qu'il puisse concilier un travail en cdd, ou une formation ou une recherche d'emploi (je suis persuadée que le service militaire volontaire pourrait correspondre à certains jeunes, plus que le service civil moins cadré et demandant plus de capacité d'initiative de la part du jeune. (Attention ! rien à voir avec les écoles 2ème chance!) etc etc etc .... j'ai vraiment l'impression qu'on ne se donne pas la peine d'imaginer des solutions qui sortiraient un peu des sentiers battus et que l'on se cantonne toujours à des dispositifs rigides passant trop souvent par l'aide directe, qui ne permettent pas aux jeunes d'évoluer en même temps. Bien au contraire, ils stressent à l'idée qu'ils vont atteindre la limite d'âge. Il faudrait toujours s'interroger face à une aide, qu'elle soit directe ou indirecte, sur la valeur ajoutée qu'elle va apporter au jeune au-delà de la possibilité de se loger et de se nourrir (problème n°1 actuellement dans la construction de l'autonomie du jeune).

Ben elle est bizarre votre question, Monsieur.

On prend encore le truc sous l'angle de la réparation sociale ???
le jeune est un boulet, qui n'a pas un rond...et c'est un mauvais payeur de loyer.

Faudrait un peu changer de logique et être moins stigmatisant. S'il y avait plus d'offres de logement, peut être que les prix baisseraient un peu, non?
Si les jeunes couples, les jeunes majeurs, les étudiants avaient droits à une meilleure place dans cette société, peut être que le problème se poserait d'une autre manière, non?
Non, mais vous donnez vraiment le bâton pour vous faire battre, ou quoi ?
Ces années à Emmaus ne vous ont donc rien appris ?

C'est pas les vieux contre les jeunes ou les propriétaires contre les locataires, mais arrêtez de faire des jeunes un problème.

[...]
Propositions :
1) Mise en place, d’un vrai suivi pour les majeurs. Il et nécessaire qu’il y est des contrôle car il y a eu des abus, mais c’est indispensable. Dans l’exemple la jeune était très carré dans sa tête mais imaginé un jeune perturbé. Comment cela va se passer pour lui une fois 18 ans.
2) [...]
3) [...]
4) Que l’état tienne ses engagements lorsqu’une aide est proposé qu’elle n’arrive pas 3 mois après car cela peut être catastrophique. Le cas d’une jeune qui était en contrat découverte de 3 mois l’état devait la payer 1 500 frs par mois, elle va donc en foyer qui accueille de jeunes musiciens ou des jeunes en cdd. Le mois ce termine mais pas d’argent en fait l’état à tout donner à la fin, cette jeune avait une sœur qui a pu la dépanner mais ce n’avait pas été le cas, suite à c’est 3 mois elle fût prise en contrat de qualification et à eu son diplôme d’assistante dentaire. Imaginer ce qui aurait pu arriver ??
5) Que les personnels qui travaillent soient vrais
6) Ne pas hésiter à demander de rendre des comptes sur le suivi des dossiers
7) Ne jamais jamais oublier que derrière des dossiers il y a un être humain en souffrance très souvent car s’il en est venu à demander de l’aider c’est qu’il ne peut être autonome, donc dépendant .
8) Ne jamais oublier de donner ce qu’il faut pour que la personne ne soit plus assister mais soit aider afin qu’elle puisse s’envoler.

Les APL sont très utiles pour boucler les fins de mois et aider à payer les loyers exhorbitants, notamment à Paris.
Je ne suis pas boursière mais sans les APL, ça serait beaucoup plus difficile.
Il y a un réel problème du logement pour les jeunes.
Les APL, si elles ne sont peut-être pas la meilleure solution, permettent de faire tenir le système.