Une proposition

Livre vert

la note des internautes
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8 évaluation(s)

Publié le 7 juillet, le Livre Vert est destiné à tous ceux qui souhaitent faire valoir leur position sur le processus de réforme en cours.

 

Pour contribuer, vous pouvez transmettre une réponse à tout ou partie des propositions présentées dans le Livre Vert ci-dessous, vous pouvez également partciper aux débats thématiques du Livre Vert.

 

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La synthèse des travaux de la commission

Le Livre vert

Les annexes


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"Créer un véritable service d'orientation"
N'êtes-vous pas au courant qu'il en existe déjà un! Les équipes des Centres d'Information et d'Orientation (conseillers d'orientation psychologues (COP), directeur, personnels administratifs) font un travail formidable sur le terrain mais dans la mesure des moyens qui leur sont alloués c'est-à-dire peu de moyens. En quelques années, le nombre de conseillers recrutés a été divisé par 5. Aujourd'hui, il a y seulement 50 COP récrutés par an... Il y en avait 250 il y a 3-4 ans. Je trouve scandaleux d'ignorer leur action.

MONTELIMAR

Créer une journée jeune avec les moyens et impact d'action qui s'y rapporte .... avec les acteurs locaux....

Quimper

bonjour, un stage en entreprise, hors cursus, non rémunéré, non déclaré, ça ressemble fort à de l'esclavage volontaire. un stage hors cursus rémunéré, c'est une expérience professionnelle. je suis personnellement contre l'esclavage, même volontaire. c'est une aubaine pour les employeurs et ça n'est reconnu ni financièrement, ni dans un parcours de formation. les stages professionnels devraient être rémunérés et soumis à cotisation sociales, comme pour les apprentis. si les stages font partie du cursus ça me semblerait une mesure de justice sociale de nature à favoriser l'autonomie des étudiants. il est dommage que le groupe de concertation n'ait pas fait plus de place à des représentants des mouvements laïcs d'éducation populaire et aux représentants des personnels du haut commissariat à la jeunesse. la fusion ou l'uniformisation des différents organismes en charge de l'orientation, de l'insertion et de l'information des jeunes n'est pas une bonne idée et montre une méconnaissance profonde des missions de chacune d'entre elle.

L’association Solidarités Nouvelles face au Chômage qui mène une action générale d’accompagnement de demandeurs d’emploi et de création d’emplois, n’est pas spécialisée dans le contact avec les jeunes primo-demandeurs d’emploi, mais constate qu’elle est de plus en plus sollicitée par ceux-ci.

A ce titre, après avoir salué, comme il se doit, le remarquable travail accompli par la Commission de concertation sur la jeunesse, elle souhaite attirer l’attention sur trois points, qui, bien sûr, compte tenu de notre propre champ de préoccupations, ont plus particulièrement trait à l’emploi.

1. Rôle et le fonctionnement des missions locales.

Dans le document de synthèse, il est dit : « Les missions locales doivent être confortées dans leur rôle de pivot de l’insertion des jeunes éloignés de la formation et de l’emploi ou ayant des problématiques sociales particulières, avec un financement tenant mieux compte de leurs performances et de leur capacité à suivre l’ensemble des jeunes d’un territoire. » Le terme « problématiques sociales particulières » nous semble limitatif. Il est important que tout jeune, qui se trouverait laissé à lui-même dans le temps qui sépare sa sortie du système éducatif de son entrée dans la vie professionnelle, puisse trouver les appuis nécessaires et ne pas rester isolé dans sa recherche d’emploi. Dès lors qu’il pense que cela peut lui être utile, il faut qu’il puisse recourir à une mission locale, sans autre condition que son âge, s’il a moins de vingt-cinq ans, ou, s’il a plus de vingt-cinq ans, de ne pas avoir eu une durée de travail suffisante pour être admis au bénéfice de l’indemnisation du chômage.

2. Formation en alternance.

Nous souhaiterions qu’un jeune ne puisse être engagé dans une formation prévoyant, soit un stage, soit une alternance avec un emploi, sans que ce stage ou cet emploi aient été trouvés au préalable, si possible, par ou avec l’aide du prescripteur.

3. Moyens de la recherche d’emploi

La question des moyens financiers de la recherche d’emploi se pose à tous les demandeurs d’emploi, mais encore plus pour les jeunes qui ne disposent pas de l’infrastructure minimale pour cette recherche. La commission de concertation a d’ailleurs noté cette difficulté, parmi celles rencontrées par les jeunes et parmi les besoins mal couverts. Nous appuyons fortement les solutions proposées, comme celle qui figure à l’annexe 2. Elles permettraient aux primo-demandeurs d’emploi de se munir des outils indispensables de la recherche que sont l’accès à un service de communication rapide (adsl), le transport dans le bassin d’emploi, la carte de téléphone, etc. ?

interdire les stages hors cursus en université dans la proposition 2 du livre vert je cite" tout au long de leurs parcours et quel que soit la filière de formation, les jeunes devraient être mis en capacité d'avoir une ouverture sur le monde professionnel" dans la proposition 23 il est fait référence à l'impact du réseau social et professionnel pour faciliter l'insertion, etc. alors pourquoi supprimer les stages hors cursus vous dites que le plan licence prévoit un stage, oui mais en 3 ème année or il est bien admis qu'un stage peut conforter son projet ou au contraire l'invalider et il peut être nécessaire de la faire dès la 1ère année j'ai très souvent rencontré des étudiants pour qui il était déterminant de faire des stages afin d'éclairer leurs choix professionnels, pour d'autres il s'agit d'un premier pas déterminant vers le monde de l'entreprise, des jeunes qui ont besoin de se mettre en confiance et ce premier pas est essentiel les abus sur les stages hors cursus allant de 1 semaine à 1 mois : je n'ai pas encore rencontré d'étudiants qui se sont plaints, au contraire ils sont volontaires pour faire ces stages plus tôt nos étudiants seront préparés à la démarche de stage et à la négociation de ce stage, mieux ils seront préparés à leur future insertion professionnelle autre point : on critique les services d'orientation, etc mais on oublie à quel point les parents ont aussi un rôle à jouer et tous les efforts déployés par des conseillers qui ont à coeur de faire en sorte que les jeunes réussissent sont voués à l'échec si la cellule familiale n'y met pas du sien certaines familles ne sont pas en capacité de transmettre des encouragements à leurs enfants, l'estime de soi et la confiance et contre ça on ne peut pas grand chose

paris et skopje

bonsoir modérateur de la république.

je constate, soit votre lenteur à publier les commentaires,
soit vos talents de censeur dont Zola et Hugo se pleignaient sous un Empire "démocratique".

bonne soirée, et merci de me conforter dans mon expatriation même si j'habite dans un pays où la démocratie n'est pas affichée aussi ouvertement qu'en France.

paris et skopje

Bonjour,
Comme toujours des proposititons de bon sens fond leurs apparitions...puis sont vouées à disparaître.
Deux remarques qui sont directement liées à mon expérience:
1. les stages
Pour avoir fait des stages depuis la première année d'université (je suis en bac+5) je suis bien placée pour constater que certaines entreprises n'hésitent pas à user (voir abuser) des stagiaires. Mais le pire c'est que l'administration en fait de même jusque dans ses ambassades! et le tout pas payé (une loi vient de modifier cela) et même pas défrayé dans le cadre de stage en ambassade. Donc soit c'est réservé aux étudiants dont la famille peut supporter le coût, soit il faut avoir un job d'appoint, ce qui n'est pas évident de par mon expérience.
2. S'appuyer sur la valeur de la jeunesse.
Super encore faut-il laisser la jeunesse se développer. Je m'explique: actuellement je cherche à faire un doctorat conjointement avec mon emploi à l'étranger. Réponse des écoles doctorales: NON il faut un master de recherche (MAIS LE TEXTE DE LOI PREVOIT QU'UNE FORMATION VALIDEE A BAC+5 comme le MBA par exemple). ET NON pas de doctorat à distance (alors que les universités américaines ou britanique le font)
En conclusion, c'est beau les paroles mais y a t-il vraiment des moyens derrière pour supporter les réformes et s'alligner sur les ambitions européennes de la Stratégie de Lisbonne?

pau

Bonjour,

Je viens de lire le livre vert concernant les propositions à destination de la jeunesse.
La mise en place d'une réflexion est trés interessante et à au moins le privilége de lancer le débat sur une jeunesse qui se trouve confrontée à une société qui les rejette sans cesse continuellement, si elle ne rentre pas dans les stéréotypes et représentations bienveillantes du monde des adultes.
Toutefois, je me pose la question de la prise en compte des jeunes issus de la communauté des gens du voyage.
En effet, je suis éducateur spécialisé auprès des gens du voyage et rien n'est stipulé à destination de cette population. Le livre évoque les jeunes des quartiers urbains en difficulté, les étudiants ayant des difficultés à s'insérerer dans le monde du travail, des lycéens ou collégiens mais rien sur la spécificité tsigane qui est un élément important dans la prise en charge de cette population.
Selon les dernières estimations entre 350 000 et 500 000 gens du voyage vivent en france et sont français mais n'ont qu'un accés trés limité aux dispositifs de droit commun (logement, scolarisation, monde du travail).
Un quart de ces personnes ont moins de 25 ans et il m'apparait alors inquiétant que le livret vert jette un voile sur environ 100 000 jeunes qui certes ont une culture différente mais d'une richesse impressionante.
Insérer les jeunes oui, alors prenons en compte la totalité de la diversité de la jeunesse du pays.

elbeuf

bonjour,
le moins que l'on puisse dire c'est que cette commission a le mérite d'exister et de pointer le problème d'un pays qui n'arrive pas à inserer ses jeunes ou tout du moins qui insère en priorité les plus diplomés, qualifiés, expérimentés, ..., au détriment des autres, la majorité néanmoins, de très nombreux jeune sortis du système scolaire sans validation de diplôme.
demandez donc à un de ces jeunes "en difficulté d'insertion" ce qu'il connait du monde du travail à 16 ou 17 ans, voir 18 !! un stage, deux stages au mieux avec très souvent une vision très réductrice de ce que peut etre un emploi en fonction de l'investissement ou non des entreprises accueillantes...
les missions locales renforcées dans leur action ? mais quel role exactement on demande au réseau des missions locales, celui de suivre les jeunes sortis du système scolaire, ou tous les jeunes en fait, diplômés ou pas, expérimentés ou pas, et de les aider à trouver un travail.
Mais que croyez vous qu'elles font, ces missions locales, elles placent en priorité ces jeunes "employables"...
car ceux-là touvent encore des emplois, mais les autres ?? celles et ceux pour lesquels les missions locales avaient été mises en place au départ, rien de nouveau sous le soleil, un (voir 2 ou 3) ateliers de formation de base pour les plus en difficulté, une ou deux constructions de projet professionnel pour tous ensuite, mais quand ca veut pas s'enclencher, quand il y a un blocage en terme de progression dans la construction d'un projet, et bien ensuite y'a plus rien, plus de financement région, plus de formation à proposer, mais ces jeunes doivent pourtant trouver un emploi puisqu'il bénéficient d'un réseau rien que pour eux, pour les accompagner... alors y'a le civis bien sur mais le civis il n'aide à insérer que les plus qualifiés, ou expérimentés, retour à la case départ !
résultats des suites d'entretiens parce qu'il le faut, un peu de monnaie pour aider à surnager aux plus necessiteux, des démarches d'emploi qui n'aboutissent jamais parce "non employable", et des jeunes qui fréquentent le réseau des missions locales pendant 2, 3 voir de 16 à 25 ans pour les plus en difficulté...
la critique est facile... pourtant suivre de l'humain, je peux vous assurer que la majorité des jeunes savent ce qu'on peut faire et ce qu'on ne peut pas faire pour eux !! et savent surtout nous le dire.
les solutions consisteraient plutôt à essayer d'éveiller au plus tôt de l'interet pour un secteur d'activité au moins, à défaut d'un métier repéré, à tous ces jeunes et cela à partir de 12 ans plutôt qu'a 14, 15 ou 16 ans...et il n'y à pas que les stages pour répondre à ces carences, l'enseignement, c'est une chose, susciter de l'interet pour un avenir professionnel, c'en est une autre, il s'agirait peut être de mettre en place des heures qui soient consacrées à ce que j'appellerai de l'éveil professionnel" en utilisant publications de l'ONISEP, accueil de professionnels, mises en situation en cours (les tests d'habiletés -plate forme de vocations) ne pourrait on pas voir la même chose adaptée à nos jeunes pousses, et tester ainsi (de la 6eme à la 4eme) leurs motivations et possibilités de choix professionnel ...
des solutions, y'en a toujours dès lors que l'on est en phase de concertation constructive, et donc comme je le disais au début, le moins que l'on puisse dire c'est que cette commission a le mérite d'exister et de pointer le problème d'un pays qui n'arrive pas à inserer ses jeunes.
@ plouch, korben

Bonjour,
Je désapprouve l'interdiction de stage hors cursus. Cette proposition condamne l'insertion professionnelle de jeunes diplômés issus des universités et creuse l'écart entre les diplômés des grandes écoles et ceux des universités. Lorsque l'on est à la fac, on a très peu l'occasion d'effectuer de stage, excepté dans les filières professionnelles. On reproche aux étudiants des universités d'être trop éloignés du monde de l'entreprise et de n'avoir aucune expérience professionnelle. Les stages en entreprises sont une occasion unique pour se professionnaliser. Par exemple, je suis issue d'un cursus universitaire en Sciences Humaines et Sociales. J'ai effectué un premier stage dans le cadre de mon M2 Pro, puis n'ayant pas assez d'expérience, j'ai choisi de postuler à d'autres stages. Je considère cette année comme une année de césure. Grâce à mes stages, j'ai beaucoup plus de chance d'être embauchée. J'ai rattrapé mon retard par rapport à des étudiants de grandes écoles qui ont des stages obligatoires dès la 1ère année, et qui, arrivés sur le marché du travail à niveau Bac +5 ont beaucoup plus d'expériences professionnelles que nous, universitaires.
Les stages hors cursus sont un bon moyen d'acquérir de l'expérience. Ce n'est pas parce qu'on étudie l'Histoire ou la Géographie que l'on est voué au professorat ou à la recherche. Les 4 mois de vacances d'été sont une formidable occasion d'effectuer un stage hors cursus pour découvrir des métiers, le monde de l'entreprise, acquérir des compétences.... Même si ce stage n'a rien à voir avec notre formation initiale.
Je conteste donc cette proposition, qui desavantage les universitaires par rapport aux jeunes diplômés de grandes écoles. De plus, je rappellle que des étudiants en dernière année à Dauphine ou dans d'autres grandes écoles ont des conventions de stage jusqu'à la fin de leur année. Exemple: Un étudiant de Dauphine inscrit pour un M2 en 2008-2009 aura une convention de stage jusqu'en décembre 2009. Un étudiant en M2 dans n'importe quelle autre université pour l'année 2008-2009 aura une convention jusqu'à la fin septembre 2009. Trouvez vous ça normal?
J'ai tout à fait conscience que les entreprises abusent du statut de la convention de stage, et que c'est un véritable problème. Cependant, la suppression du stage hors cursus est un mauvais choix parce que ce sont des milliers de jeunes étudiants qui se retrouveront sur le carreau lors de leur entrée dans la vie active. N'auriez vous pas une autre solution pour lutter contre les abus de stages ?
Merci d'avoir pris en compte ma remarque.

Rueil Malmaison

Trois propositions sur l'engagement des jeunes et la valorisation de cet engagement, bravo !

Dans la pratique, les jeunes ne sont pas encouragés par l'école.
La culture humaniste, les compétences sociales et civiques et l'autonomie et l'inititive représentent trois des des sept composantes du socle commun de connaissances et de compétences que tous les jeunes doivent avoir acquis à l'issue de leur scolarité obligatoire .

Cf BO N°25 DU 19 Juin 2008
Education au développement et à la solidarité internationale

Il y a encore du chemin à faire pour que les jeunes soient acteurs et reconnus en tant que tel.
Malgré la CIDE , le droit de s'associer des mineurs n'est pas toujours respecté en France .
Voir colloque INJEP déc.06
http://www.injep.fr/Mineurs-et-vie-associative-des.html

Avant même de pouvoir émettre mon avis, j'aimerai surtout pouvoir lire le livre vert de moi-même, et rien n'est téléchargeable (livre, annexes, synthèse). Si quelqu'un a réussi à les avoir avt que le lien ne fonctionne plus, pourrait-il me les faire parvenir ? Merci

Verrières le Buisson

J’ai beaucoup apprécié votre soucis de recueillir l’avis d’un maximum de personnes sur le processus de réforme en cours.
L’étude de l’ensemble du Livre Vert prend un certain temps mais une première lecture m’amène à vous faire un commentaire sur l’approche que vous avez retenue et vous suggérer une piste d’étude.

Le commentaire tout d’abord.
Le questionnement de votre commission est légitime et parfaitement justifié par les faits.
Mais bien qu’elles concernent toutes les jeunes générations, les questions dont la liste se trouve en 4ème de couverture de votre livre vert : « Synthèse des propositions de la commission » (à savoir sur le taux d’emploi, l’autonomie, le logement, le taux de pauvreté, le système d’orientation, l’accès au système de santé, le besoin d’engagement) apparaissent trop hétérogènes pour être traitées efficacement par les mêmes spécialistes.
Ainsi par exemple la commission, qui pourtant est à l’image de la diversité des objectifs poursuivis, aura beaucoup de mal avec seulement 3 participants sur 62 issus du monde de l’entreprise du secteur privé, à trouver des réponses et des solutions à votre première question : « Pourquoi avons-nous le taux d’emploi des jeunes parmi l’un des plus faibles d’Europe ? ».

La suggestion ensuite, toujours concernant la question du taux d’emploi des jeunes.
o Améliorer les conditions matérielles des jeunes générations, c’est nécessaire car c’est une façon de lutter contre une forme d’exclusion,
o développer leurs connaissances en économie, c’est aussi nécessaire pour leur donner la possibilité de tenir pleinement leur rôle de citoyen dans un monde globalisé,
o leur faire découvrir l’entreprise de l’intérieur pendant leur parcours scolaire, c’est aussi nécessaire pour en finir avec les clichés qui détournent notre jeunesse de l’économie de marché.
Mais pour que demain le taux d’emploi des jeunes en France ne soit plus parmi l’un des plus faibles d’Europe tout ceci ne sera pas suffisant. Il faut autre chose.
Par exemple que les jeunes classes soient familiarisées dès qu'elles sont en âge scolaire avec la notion de création de la valeur ( dans leurs études, dans leurs sports, dans leurs activités artistiques, dans leurs activités pré-professionnelles…), et qu'elles soient le plus rapidement capables de créer cette valeur à titre individuel pour elles mêmes et aussi pour la collectivité.

Rennes

La première réaction est de dire bravo pour les Missions Locales. Elles tirent leur épingle du jeu et sont renforcées dans leur action.
Il y a toutefois, pour ma part, un peu d'amertume, voire de déception.
L'Information Jeunesse n'a pas la même place...alors qu'historiquement "l'accueil global" que promeut le rapport est réalisé tout particulièrement là. L'influence des lobbies se fait sentir : l'I.J. sait mal se défendre.
L'abscence même du mot Information Jeunesse là où on pouvait s'attendre à le voir cité, dans certains domaines traités par le rapport, me laisse penser que ce lapsus n'est pas gratuit. Ma version optimiste serait que ce domaine fut mal défendu, mal expliqué lors des travaux, et pour cause, puisque ceux qui pouvaient faire ce travail étaient marginalisés.
Ma version pessimiste de cette absence est que le réseau Information Jeunesse est toujours, et une fois de plus, victime de préjugés, d'idées préconçues, souvent condescendantes, sur le thème "On ne comprend pas à quoi ça sert, par rapport aux missions locales" ou "ça marche pas très bien... " etc...etc...D'où cette erreur majeure de penser ( p. 32 ) que la réunion du PIJ et de la mission locale là où les deux existent devrait pouvoir se faire. Qu'il est difficile de lutter contre cette idée qui semble tirée du bon sens, n'est-ce pas ?
Mais qui a étudié les questions de jeunesse sait que le lieu unique, solution à tous les problèmes, fonctionne rarement comme on pense, ne s'adresse qu'à un certain type de jeunes et que la réponse par l'uniformisation à l'énorme diversité de ces jeunes est une erreur conceptuelle. Il faut au contraire une stratégie de terrain, consitant à démultiplier les lieux non stigmatisants de captation de ces jeunes, les PIJ, notamment en milieu rural. Refonder effectivement les Missions locales sur leur base, et augmenter les chances de pouvoir répondre aux multiples et diverses demandes par une plus forte capilarisation du territoire.
Il faut faire une place aux techniques professionnelles des animateurs de Point-info jeunes, à côté des techniques professionnelles des agents des CIO et des conseillers des Missions Locales.
Trois typologies d'intervention pour accueillir les jeunes est loin d'être un luxe, face à ce public !
Quel dommage que personne n'ait fait l'effort de venir voir un réseau I.J.qui marche ici, en Bretagne. Est-ce parce que cela pouvait contrarier des préjugés ?

La Feuillée

Premier commentaire : la constitution de la Commission 4 mois de travail en tout auxquels ont participé environ 70 personnes "qualifiées". Qui s'y trouve ? Des représentants des étudiants, des partenaires sociaux (y compris le MEDEF), les chambres consulaires, des jeunes représentant les Scouts, l'ANACEJ, la JOC, le MRJC, Léo Lagrange, le Conseil National de la Jeunesse... On y trouve aussi des représentants des collectivités territoriales, des parlementaires (de droite comme de gauche), le monde universitaire, les Missions Locales, E2C France (école de la deuxième chance), quelques associations : la Ligue de l'Enseignement, l'UNAF, Animafac, l'AFIJ et Unicités ; et enfin quelques personnalités comme Olivier Galland (le seul sociologue de la commission !), le directeur de l'AFPA et d'autres personnes dont une magistrate ou bien encore la DRH du groupe Danone... Ben oui, Danone se préoccupe de l'avenir de nos jeunes... Un petit regard critique sur cette composition ? On ne peut pas dire que cette commission respire la diversité ethnique ! Le seul patronyme à consonnance maghrebine par exemple est celui d'Ali Sidhoum, présent en "qualité" d'ancien stagiaire de l'Ecole de la deuxième chance de Paris... Autre critique, la présence marquée d'organismes à vocation chrétienne et de plus, aucun représentant d'obédiance islamique par exemple... Un seul sociologue présent (heureusement, un bon), aucun représentant d'organisme privé d'insertion professionnelle (...) a qui les pouvoirs publics demandent pourtant de suppléer aux carences des Missions Locales et du Pôle Emploi ; quant aux mouvements d'éducation populaire et autres associations qui travaillent activement auprès de la jeunesse comme la Fédération Nationale des Centres Sociaux et Socioculturels, ou bien encore les MJC et autres Maisons de quartier, ils ne sont guère représentés, alors même que le Livre vert insiste sur l'importance de l'éducation informelle et principalement sur l'éducation populaire... Notons aussi l'absence d'un grand spécialiste de la jeunesse en France, j'ai nommé l'INJEP qui est pourtant l'outil le plus important dans ce domaine que possède notre gouvernement. Tout cela, à mes yeux, jette déjà un certain discrédit sur cette commission.

Je suis très déçu que l'on persiste à vouloir s'occuper des jeunes une fois qu'ils ont décroché depuis 6 mois ou 1 an dans certains cas.
J'ai eu l'occasion de présenter le principe et les réussites des Ecoles de Production à différentes réunions du groupe de travail emploi-formation, en particulier à celle du 27 avril qui avait pour thème "L'insertion preofessionnelle et les enjeux de formation des jeunes peu qualifiés". Cette présentation a semblé être appréciée d'un grand nombre de participants.
Malheureusement, les Ecoles de Production - reconnues par l'Etat comme établissements privés d'enseignement techniques -, ont le tort de ne pas suivre la pédagogie de l'Education Nationale en appliquant le principe de formation par la production : "Faire pour apprendre", ou "apprendre en faisant", et le tort également de s'intéresser aux jeunes en cours de décrochage scolaire (3ème, parfois 4ème). Et bien non ! Il faut attendre que le jeune soit sorti du système scolaire, sans penser une seconde que l'énergie nécessaire à "récupérer" un jeune "décroché" est 100 fois plus forte que pour un jeune en voie de décrochage.
Malgré différents soutiens de la part de participants aux commissions plénières, pas un mot sur les Ecoles de Production dans la synthèse des travaux de la commission (19 pages) ou dans le livre vert (85 pages), ou encore dans les annexes (109 pages). Rassurez-vous : le mammouth est toujours vivant ! et pas toujours là où on croit.