Les impayés peuvent fragiliser les comptes d'une entreprise
Gestion & Finance, Juridique

Gestion des impayés : comment gérer et prévenir les défauts de paiement ?

Les retards et défauts de paiement sont devenus un problème majeur pour les entreprises, entraînant la faillite de centaines de nombreuses TPME. Les sociétés doivent en effet faire face à des coûts financiers et des pertes économiques considérables en raison des retards de paiement de leurs clients.

Alors, comment faire face concrètement à ces soucis de non-paiement ? Le recouvrement des créances est devenu un enjeu majeur pour les petites comme pour les grandes entreprises. Il ne s’agit pas d’improviser, mais de mettre en place une méthodologie, des procédures bien définies, une expertise et des étapes. Voici quelques idées et faits utiles pour traiter les mauvaises créances et pour (enfin !) voir vos factures acquittées.

Le chiffre : 80 % des factures impayées sont recouvrables

En utilisant les bonnes tactiques, 80 % des prêts impayés peuvent être récupérés. Comme tous les débiteurs ont un certain revenu, la dette peut être fractionnée en petits montants et remboursée au fil du temps.

Si vous commencez votre “campagne” de recouvrement, gardez ce chiffre en tête : 8 dettes sur 10 devrait être, a minima, payées suite à vos actions.

Une bonne partie des mauvais payeurs sont… des nuisibles

Les mauvais payeurs savent très bien à qui ils doivent de l’argent. Pas la peine de pleurer sur leur sort : ils savent très bien ce qu’ils font ! En véritables prédateurs, ils choisissent comme proies les entreprises les plus faibles, les plus tolérantes (notamment les entreprises unipersonnelles) et les plus désorganisées.

Billets de banque qui brûlent

Ils respectent, en revanche, les entreprises bien gérées et bien organisées qui ne tolèrent pas les défauts de paiement. Le défaillant n’est généralement pas idiot ; il sait qui il peut intimider et exploite la faiblesse du créancier pour le ridiculiser. Faites vous respecter, et vous attirerez nettement moins les défauts de paiement.

Vos créanciers n’ont pas les mêmes priorités que vous

… malheureusement, me direz vous ! Les mauvais payeurs ne sont pas tous à la tête d’entreprises désorganisées ou en faillite ; en fait, la plupart d’entre eux organisent méticuleusement leurs activités et établissent un calendrier de paiement en fonction de leurs propres objectifs. Dans certaines situations, ils ne paient que les dettes les plus lourdes ou celles des entreprises qui leur mettent le plus la pression !

En effet, certains mauvais payeurs ne paient que les plus obstinés ou les entreprises les plus intimidantes, tandis que d’autres paient en fonction de leurs besoins d’approvisionnement, par exemple en réglant les factures en souffrance des fournisseurs auprès desquels ils passeront une nouvelle commande la semaine suivante. Business is business, pas vrai ?

Un mauvais payeur loin de vous, c’est pire que tout

Loin des yeux, loin du cœur, pas vrai ? Plus la distance entre le débiteur et le créancier est grande, plus il est probable qu’il y ait un problème de retard de paiement. Les mauvais payeurs savent que plus la distance entre eux et la date limite de paiement est grande, plus il est facile d’éviter de payer, et ils savent comment en tirer parti.

Dans ces cas-là, avoir recours à un acompte ou à un autre type d’arrangement est plus que conseillés.

Reconnaître un mauvais payeur en 3 points clés

Pour éviter d’avoir à faire aux mauvais payeurs et autres entreprises qui mettent un temps fou à vous payer, voici 3 moyens faciles de les reconnaître.

Le mauvais payeur tente constamment de gagner du temps

Le temps est le meilleur allié du défaillant, il veut donc qu’il passe vite. Le défaillant connaît l’adage selon lequel “une vieille dette est une dette morte”, et il joue le jeu de l’attente, sachant que les créanciers ont tendance à oublier ou à baisser les bras s’agissant des vieilles dettes.

Mauvais payeur qui ne répond pas au téléphone

Les dettes de plus d’un an sont généralement considérées comme des créances irrécouvrables par le créancier et sont définitivement – ce qui signifie la fin des efforts de recouvrement – placées dans la colonne des pertes/défauts de paiement.

Il dit toujours qu’il va payer… mais jamais quand il va le faire !

“Oui, je vais payer… Mais pas maintenant.” “Je peux vous payer, mais pas avant deux mois”… Voilà le discours du mauvais payeur. Ce qu’il oublie de mentionner, c’est qu’il risque fort de ne pas vous payer du tout…

En général, plus le débiteur prétend fort qu’il va liquider sa dette et moins il y a de chances de récupérer la dette rapidement. Dire qu’on va tenir ses promesses ne coûte rien, les tenir est nettement plus difficile !

Les mauvais payeurs sont toujours moroses

… mais leur entreprise se porte très bien, merci pour elle ! Voilà un autre trait des mauvais payeurs : pleurer sur leur sort. Quand vous parvenez enfin à les avoir au téléphone (parce que ce n’est pas gagné d’avance de leur parler, soyons clair), ils se répandent en lamentation et en excuse.

Le plus fort ? Ils accusent souvent les autres d’être les mauvais payeurs ! Et comme ils ne sont eux-même pas payés, hé bien, vous comprendrez vite qu’ils ne peuvent pas vous payer vous-même… Bref, voilà un autre trait du mauvais payeur : son recours à la commedia dell’arte et sa propension à accuser les autres pour ses propres retard.

Recouvrement des factures impayées : action juridique ou négociation amiable ?

La négociation est le meilleur moyen de récupérer l’argent des factures impayées ; pour ce faire, il faut négocier à l’amiable et essayer de trouver un terrain d’entente. Peut-être pouvez-vous accepter un règlement en plusieurs fois, ou étaler la dette sur deux ans ? Peut-être que vous pouvez aussi arrêter vos livraisons en attendant tout ou partie du règlement demandé ?

Action de recouvrement judiciaire contre les mauvais payeurs : la seule solution ?

Si vous ne trouvez pas de terrain d’entente, la suite sera forcément juridique avec huissier, procédure d’injonction de payer, mise en demeure et tout ce qui va avec. Mais ce genre d’action ne doit être tentée qu’en dernier recours, car la procédure s’annonce à la fois longue, difficile et peu enviable pour les deux parties.

 

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